Opportunités d'investissement dans les énergies renouvelables

Alors que les ressources en énergies fossiles s’épuisent et que la lutte contre le réchauffement climatique s’impose comme un enjeu international majeur, la demande mondiale d’énergie ne cesse de croître. D’après une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AEI), les besoins énergétiques devraient progresser de 25% d’ici 2040. Les énergies vertes et renouvelables s’imposent comme la solution à cette hausse de la demande et vont progressivement prendre le relais pour devenir incontournables dans les décennies à venir. Des investissements colossaux vont venir soutenir toute la chaîne de valeur des énergies vertes pour intensifier les capacités de production énergétique.  

Un élan politique mondial vers l’adoption des énergies vertes

L’accord de Paris a été adopté fin 2015 lors de la COP 21 et ratifié par 183 pays. Ses objectifs sont l’atténuation du réchauffement climatique sous les 2° (1,5° si possible), l’adaptation aux aléas et aux chocs climatiques pour protéger les ressources alimentaires et la biodiversité ainsi que l’alignement des flux financiers sur les objectifs de limitation du réchauffement climatique. 

Pour atteindre ces objectifs, trois principaux changements structurels doivent intervenir d’ici 2050 en termes de transition énergétique. Le premier d’entre eux est de faire passer de 25% à 85% la part des énergies vertes et renouvelables dans le parc mondial d’électricité. Le second est de faire passer la part de l'électricité dans la consommation énergétique finale de 20% à 50% ainsi que l’utilisation d’autres combustibles comme l’hydrogène. Le dernier changement et pas le moindre, est une amélioration considérable de la quantité nécessaire d’énergie pour produire une unité de PIB. L’Accord de Paris fixe des objectifs ambitieux en termes de transition énergétique et fixe des impératifs en termes d’engagement climatique pour les grandes entreprises.  

Aux États-Unis, la part des énergies vertes et renouvelables dans la production d’électricité s’élevait à 1% en 2006, contre 8% en 2018 et elle devrait atteindre 40% en 2030 selon certains spécialistes. Malgré le temps perdu par le mandat de Trump qui n’a cessé de prendre des décisions préjudiciables à l’environnement, comme quitter l’Accord de Paris par exemple, Joe Biden espère bien rattraper le retard et souhaite réintégrer l’Accord. Joe Biden espère notamment relancer la transition écologique à l’aide d’un “Green New Deal” qui injecterait 2000 milliards de dollars pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 en favorisant les énergies vertes et en aidant l’industrie automobile à effectuer la transition vers des énergies propres. 

Les engagements pour le climat deviennent un vecteur d’attractivité

Les engagements de réduction des impacts carbone sont dorénavant incontournables dans l’industrie, et de plus en plus d’entreprises souhaitent même aller plus loin que les objectifs fixés par l’Accord de Paris. Plus de 1500 entreprises dans le monde représentant plus de 12 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires se sont engagées vers la neutralité carbone. D’après Christiana Figueres, ancienne secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nation Unies sur le changemement climatique “la neutralité carbone, encore perçue il y a cinq ans comme une idée folle, est désormais devenue la norme”, ce serait même un atout majeur pour attirer des investisseurs. Le rapport “Paris Effect” publié le 10 décembre 2020 explique que “bâtir des économies alignées sur des objectifs net zéro devrait ouvrir de nouveaux marchés, améliorer la résilience économique, créer plus de 35 millions de nouveaux emplois nets d’ici 2030 et réduire les coûts de santé”. Participer à la transition énergétique a un impact positif en termes d’image et les entreprises adaptent leurs stratégies en conséquence. Elles prennent des engagements publics, notamment auprès de leurs actionnaires et donc des marchés boursiers et peuvent s’attendre à des sanctions si elles ne les tiennent pas. 

Estimations Statista 2021 de la taille du marché des énergies renouvelables en 2017 et 2025 (en milliards de dollars américains) : 

Taille du marché des énergies renouvelables en 2025 : 2152 milliards de dollars

Investir dans l’hydrogène : un combustible vert 

La transition énergétique ne pourra se faire sans combustibles verts pour fournir en énergie les activités pour lesquelles l’électricité n’est pas une source d’énergie suffisante. 

La « combustion » de l’hydrogène libère 4 fois plus d’énergie que celle de l’essence, elle est propre (sa combustion est non carbonée) et son accès devrait s’avérer essentiel d’après LGIM pour réduire les émissions de certaines industries. Son utilisation pourrait se généraliser comme vecteur d’énergie pour le chauffage, les véhicules ainsi que pour le stockage de l’énergie. Son potentiel prend tout son sens dans le contexte de l’accord de Paris pour limiter le réchauffement climatique. LGIM envisage un très grand potentiel dans ce secteur à mesure que les progrès technologiques augmenteront et que les coûts de production diminueront. L’industrie de l’hydrogène est censée bénéficier d’avancées technologiques et d’une réduction des coûts de ses composants. Dans une étude de la Bank of America, il est avancé qu’en 2050, le secteur de l’hydrogène pourrait générer 2500 milliards de dollars de revenus et 11000 milliards de dollars de potentiels d’infrastructure (source Bank of America, décembre 2020).

Estimations de l’évolution de la demande et de la taille du marché de l’hydrogène en 2028 :

Offre et demande sur le marché de l'hydrogène entre 20212 et 2028

Les énergies vertes pour investir à long terme 

La forte pression sur la demande mondiale d’énergie associée aux enjeux de transitions climatiques constituent une opportunité d’investissement à long terme sur l’ensemble de la chaîne de valeur des énergies propres. De nouvelles capacités de production s’avèrent nécessaires avec des fermes photovoltaïques, des parcs éoliens en mer, de nouveaux modes de transport et de stockage de l’énergie pour éviter les déperditions… L’essor que ce secteur est amené à prendre est considérable. Selon Rob Wilder, co-fondateur de WilderHill “les plus grandes économies du monde se sont désormais engagées à atteindre des objectifs de zéro carbone net” et les énergies vertes représentent dorénavant “des alternatives économiquement viables aux combustibles fossiles : l’énergie solaire sera bientôt la source la moins chère de production électrique.” Il souligne également que la transition énergétique “implique une plus grande innovation, y compris dans la recherche de solution de stockage efficace de l’énergie, et que tout ceci se passe maintenant.”


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